Gaspésienne en devenir...

« RIEN NE SERT DE COURIR »... VRAIMENT?

CARLETON-SUR-MER, 7 janvier 2016 —C’est la réflexion qui m’habitait alors que je courrais le long de votre magnifique Baie-des-Chaleurs et que Rien ne sert de courir, une chanson de Karim Ouellet, jouait dans mes oreilles. En fait, je crois que Karim a tort. Au contraire, on a besoin de courir, plus que jamais.

Courir pour libérer notre esprit, courir pour évacuer le trop plein de stress, courir pour méditer, courir pour soi.  En fait, courir est pour moi, l’une des seules choses que je fais 100 % QUE-POUR-MOI. De moi, à moi. Vous devriez l’essayer, être égoïste quelques heures par semaine fait un bien fou!

Mais il y a un piège : vouloir courir pour les autres, vouloir courir pour publier des photos et des kilomètres sur Facebook, vouloir courir pour avoir le prétexte d’acheter du Lululemon…

C’est le début de l’An, et le temps des résolutions.  Parmi les favorites: se mettre en forme. Pourquoi ne pas courir?  Ah! Vous croyez que c’est compliqué? Je vous comprends. Si je me fiais à tout ce qu’on me dit que je devrais posséder pour courir, non seulement je resterais assise, mais je ferais faillite! Donc, permettez moi de déconstruire quelques mythes entourant la course à pieds : Vous n’êtes pas obligé de vous inscrire à des compétitions de 5, 10, ou 21 km, comme tous ceux que vous suivez sur les médias sociaux! Encore moins devez-vous absolument courir un marathon dans votre vie. Je vous le jure, il n’y a aucune loi là dessus, aucune police de la course.

Vous pouvez simplement chausser vos espadrilles, ouvrir votre porte, et sortir courir incognito sans tambours ni trompettes. C’est aussi simple que ça! Non, vos running n’ont pas besoin d’être beaux, ni fluo. Vous n’avez pas besoin de porter un kit moulant, des lunettes futuristes ou être branchés à une application qui calcule votre vitesse à la seconde et les calories brulées à chaque pas. Et vous savez quoi? Vous n’êtes même pas obligé de le dire à tout le monde que vous courez! Incroyable mais vrai!

Courir est libérateur, mais encore faut-il le faire à son rythme et pour les bonnes raisons. Et des bonnes raisons, il y en a des tonnes. Courir permet de vivre avec des lunettes roses répète souvent mon ex-collègue Alexandra Diaz. Bon, elle exagère peut-être un peu, mais c’est vrai que l’on revient toujours heureux d’une course, avec un sentiment d’invincibilité. Courir, ça fait mal, on ne va pas se le cacher. Mais se surpasser physiquement, à une époque où nous nous dépassons  surtout intellectuellement, est grisant. Après une course, on se sent si bien, qu’on ne peut que constater pleinement les bienfaits pour notre corps.

Courir permet de découvrir notre ville, notre village, notre quartier, d’une façon formidable parce qu’on prend le temps d’être seule avec soi, d’observer, de faire le vide tout en faisant le plein d’énergie. Et lorsqu’on habite la Baie-des-Chaleurs, où le décor est majestueux que l’on habite dans le 2e rang ou sur le bord de la mer, où l’air est si pur qu’il vous rempli les poumons de bonheur, la motivation n’est jamais très loin, s’agit de se lancer une première fois.

Courir est aussi démocratique, c’est à la portée de tous. Ne soyez pas intimidés par les autres coureurs, votre corps vous en sera reconnaissant! Vous serez fier de vous et, petit à petit, la crainte de ne pas y arriver, de ne pas être capable, de ne pas être un athlète, de ne pas être assez en forme pour courir, s’estompera.  Il vous restera un merveilleux sentiment d’accomplissement, peu importe la distance que vous parcourrez, peu importe le temps que vous prendrez à le parcourir.

Le Nouvel An est le moment où l’on se souhaite la bonne année, où l’on se souhaite la santé parce que « c’est plus important que le reste ».  Et bien, qu’attendons-nous? Vivons autrement! Courons! Rien ne sert d’attendre 2017!

Bonne année à tous!

-30-

NOTE SUR L'AUTEURE
Pénélope Garon est journaliste et animatrice depuis 15 ans. Jusqu'à l'été 2015, elle a surtout vécu et travaillé en ville, notamment Montréal, puis Québec ces neuf dernières années. Mère de trois garçons d'un papa aux racines gaspésiennes, elle est nouvellement installée dans la Baie-des-Chaleurs et y découvre, petit à petit, son nouvel environnement. Pour vous, lecteurs de GRAFFICI.CA, elle ira à la rencontre des gens d'ici et proposera, chaque mois, un regard nouveau, une réflexion bien personnelle, sur le « vivre autrement » gaspésien qui remplit chaque jour ses yeux de citadine de souche mais, définitivement, de Gaspésienne en devenir.

3 commentaires
Denise Lévesque a écrit le 8 janvier 2016

Bienvenue dans notre magnifique petit paradis où tu découvriras chaque jour le calme et les beautés qui nous entourent.Nous avons la chance de vivre entre mer et montagnes,ce qui constitue un immense terrain de jeux pour tous les goûts et tous les âges...

Lison Leblanc a écrit le 8 janvier 2016

Bienvenue dans notre belle Gaspésie. Il se peut que l'on se rencontre. Je ne cours pas, je marche. J'ai un vieux pantalon noir, des souliers usés, une veste rouge défraîchie et une nouvelle tuque rouge sur laquelle est inscrit le résumé de mes pensées: "La vie est belle". J'ai tout ce qu'il me faut!

Yvon Arsenault a écrit le 7 janvier 2016

Que tu as donc raison Pénélope! Tellement bien décrit. Quand on reste simple , c'est simple et facile. Pas besoin d'un attirail pour ¨flasher¨. Juste se faire du bien.

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